De Turin à la Place Vendôme
Costantino Repossi fonde l’atelier familial à Turin en 1920, ouvrant la première chaîne d’une dynastie joaillière transalpine. Son fils Alberto ouvre la boutique turinoise en 1957, puis son petit-fils Gianmaria étend l’activité vers Paris dans les années 1980, jusqu’à l’installation au 6 place Vendôme en 1986. Cette maison italo-française, désormais conduite à la création par Gaia Repossi depuis 2007, occupe une place singulière parmi les maisons emblématiques de la Place Vendôme, en cela qu’elle conjugue le savoir-faire italien et la rigueur parisienne.
Le poinçon « Repossi » accompagné de la numérotation séquentielle et du poinçon de garantie italien (750 pour l’or 18 carats) ou français (tête d’aigle) selon le lieu de fabrication constitue le triple repère d’authentification rigoureuse pour les bijoux signés Repossi d’occasion. Cette traçabilité, particulière aux maisons à double ancrage national, demeure essentielle à l’expertise des pièces du marché secondaire.
Quatre générations, deux signatures stylistiques
L’époque Alberto (1960–2000) a inscrit la griffe dans une haute joaillerie à la fois sculpturale et baroque, marquée par des compositions volumétriques en or jaune et un usage assumé des pierres de couleur. C’est de cette période que datent les pièces emblématiques portées par Grace Kelly, Liz Taylor et Bianca Jagger, ainsi que la bague de fiançailles offerte par Aristote Onassis à Jackie Kennedy en 1968, devenue l’une des pièces d’exception les plus documentées de la haute joaillerie signée du XXᵉ siècle, pièce unique demeurée témoin d’un moment culturel.
L’arrivée de Gaia à la direction artistique en 2007 a opéré une rupture stylistique majeure : disparition du baroque, retour à des lignes graphiques épurées, inspiration prise dans les tatouages berbères, dans l’architecture minimaliste et dans le piercing contemporain. La collection Berbère, lancée la même année, fonde cette nouvelle grammaire. Antifer (2013), Serti sur Vide et Blast (2017) complètent ce répertoire et installent les bijoux griffés Repossi parmi les bijoux de luxe signés les plus reconnaissables de la joaillerie signée contemporaine, où les bijoux signés Repossi s’inscrivent en référence.
Les pièces de la maison apparaissent régulièrement aux enchères chez Christie’s, Sotheby’s, Artcurial et Tajan, où les modèles de l’époque Alberto soutiennent une cote stable, et où les premières séries Berbère de 2007–2012 commencent à constituer un segment recherché pour leur valeur d’investissement parmi les bijoux des grandes maisons à fort héritage joaillier.
Lire une pièce Repossi entre Turin et Paris
L’expertise gemmologique demeure ici déterminante, particulièrement pour les pièces de l’époque Alberto où les saphirs, émeraudes et rubis de qualité haute joaillerie composent l’essentiel de la valeur. Les certificats SSEF, Gübelin ou GRS, lorsqu’ils accompagnent la pièce, font l’objet d’examens approfondis par les experts gemmologues. La distinction entre les pièces fabriquées à Turin et celles produites à Paris repose en outre sur la lecture précise des poinçons nationaux, signe d’authenticité que les pièces du marché secondaire conservent intact.
Pour orienter votre choix parmi les pièces signées Repossi, prenez rendez-vous à la Grygorian Gallery, au Palais de la Scala à Monaco, où les seize années d’expérience d’Eduard Grygorian au sein des grandes maisons parisiennes éclairent chaque acquisition de joaillerie signée italo-française.