Une amplitude chromatique sans équivalent
Du rose pâle au fuchsia profond, aucune autre couleur en haute joaillerie signée ne mobilise une amplitude tonale aussi étendue. L’or rose 18 carats, allié de cuivre dans des proportions spécifiques à chaque atelier, occupe le pôle métallique de cette palette depuis que Pomellato, fondée à Milan en 1967, en a fait sa signature identitaire. Le diamant fancy pink, certifié GIA selon l’échelle des fancy intense et fancy vivid pink, occupe le pôle gemmologique opposé, dominé par les pierres issues des mines d’Argyle en Australie occidentale, fermées en 2020 — fait qui a accéléré la cote de référence depuis cette date. Entre ces deux pôles se déploient la morganite des ateliers brésiliens, la tourmaline rose du Mozambique, la rubellite, le saphir rose de Madagascar, le corail Angel Skin sculpté par les maîtres napolitains, le quartz rose et l’émail rose des compositions Art Nouveau.
Cette diversité matérielle confère aux bijoux signés roses une lecture chromatique singulière : la teinte commune cache une hiérarchie gemmologique et économique d’une grande complexité. Les laboratoires SSEF, Gübelin et GRS codifient les saphirs roses selon une échelle où Madagascar et Sri Lanka occupent les sommets de la pyramide qualitative.
Lire une pièce rose signée mobilise plusieurs indices convergents : le poinçon de maître frappé sur les sertis ou les galeries, la vérification de l’alliage propre à chaque atelier pour l’or rose, le certificat gemmologique pour les diamants fancy pink et les pierres de couleur, complétés par l’écrin d’origine et les papiers d’archive lorsqu’ils accompagnent la pièce.
De Trinity à la révolution Pomellato
La trilogie Trinity, dévoilée par Cartier en 1924, fait entrer l’or rose dans la grammaire moderne aux côtés des deux autres ors comme l’un des marqueurs identitaires de la maison. Quatre décennies plus tard, Pomellato bouleverse cette grammaire en faisant de l’or rose un matériau dominant — non plus accent dans une trilogie, mais signature unique de la collection Nudo. Fred, à Paris, intègre l’or rose à sa collection Force 10 dès les années 1970, mariant câble d’acier marine et manilles de la maison parisienne.
Une logique d’investissement documentée
Le Pink Star, diamant fancy vivid pink de 59,60 carats certifié GIA, détient depuis sa vente chez Sotheby’s Hong Kong en 2017 le record mondial de prix au carat pour un diamant — à 71,2 millions de dollars — et confirme la valeur d’investissement des pièces signées roses au sommet de la pyramide. Cette cote inscrit le rose parmi les valeurs refuges accessibles aux collectionneurs avertis. Pour orienter votre choix parmi les pièces signées aux nuances roses, prenez rendez-vous au Palais de la Scala à Monaco, où seize années d’expérience d’Eduard Grygorian au sein des grandes maisons parisiennes structurent chaque acquisition de joaillerie de luxe signée.