Description
Deux soleils, travaillés dans l’or. Chaque broche est un jaillissement de rayons qui se soulèvent et se tordent en s’éloignant du centre, sans jamais reposer tout à fait à plat, si bien que la lumière les parcourt en vagues brisées plutôt que de s’y poser uniformément. Au cœur de chacune se tient un groupe de citrines rondes — la couleur du miel de fin de saison, de la lumière d’après-midi vue à travers un verre. Les pierres sont réunies en bouquet plutôt que serties une à une, ce qui donne de la profondeur au centre : l’œil y trouve plusieurs petits feux au lieu d’un seul point plat.
Le soleil compte parmi les plus anciens sujets de la joaillerie, et il a traversé le temps parce qu’il offre à l’orfèvre exactement ce que l’or réussit le mieux — la ligne rayonnante, la surface travaillée, la possibilité de faire se comporter le métal comme la lumière. Ces deux broches le prennent au pied de la lettre. Les rayons ne sont pas gravés dans un disque mais construits en éléments distincts, chacun façonné et incliné pour lui-même, de sorte que la broche se lit différemment selon l’endroit où l’on se place.
Il s’agit du même dessin décliné deux fois, dans deux tempéraments d’or. L’un jaune, vif et franc. L’autre rose, plus chaud et plus discret, comme si l’on voyait le même soleil une heure plus tard dans la journée. Réunies, elles font dialoguer les deux tons ; séparées, chacune s’impose seule comme un ornement affirmé. Avec leurs 55 mm de diamètre, elles sont faites pour être vues d’un bout à l’autre d’une pièce — sur un revers de manteau, une épaule de veste, un large col d’hiver, ou disposées l’une au-dessus de l’autre le long d’une encolure unie.
La broche en or jaune est signée Boucheron Paris. Celle en or rose ne porte aucune signature, et nous la présentons comme une pièce non signée réalisée en pendant. Ensemble, elles pèsent 58,3 grammes.
